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Ange Samuel Kouamé : l'Ivoirien qui a conquis Taïpei

Il y a des destins qui empruntent des chemins inattendus. Celui d'Ange Samuel Kouamé en fait partie. Né à Abidjan en 1996, ce fils de Côte d'Ivoire a choisi Taïpei chinois comme terrain de gloire. Et il n'a pas fait les choses à moitié.

Ange Samuel Kouamé : l'Ivoirien qui a conquis Taïpei

Il y a des destins qui empruntent des chemins inattendus. Celui d'Ange Samuel Kouamé en fait partie. Né à Abidjan en 1996, ce fils de Côte d'Ivoire a choisi Taïpei chinois comme terrain de gloire. Et il n'a pas fait les choses à moitié.

En 2018, quand Ange Samuel Kouamé pose ses valises à Taïwan pour rejoindre le Tatung FC, peu de gens comprennent ce choix. Le football asiatique n'est pas la destination rêvée pour un jeune Ivoirien qui ambitionne de faire carrière. Mais Kouamé n'est pas venu en touriste.

Dès sa première saison, il contribue au titre de champion. Puis recommence en 2019. Deux titres consécutifs pour débuter — le message est clair : cet homme est venu pour gagner.

En 2020, il franchit un palier supplémentaire en terminant meilleur buteur du championnat avec vingt buts. Vingt buts. Dans n'importe quel championnat du monde, ce chiffre impose le respect. À Taïpei chinois, il fait de lui une référence.



En 2021, Kouamé rejoint Tainan City, champion en titre. Le défi est différent — confirmer au sommet plutôt que conquérir depuis les bas-fonds. Il le relève sans trembler, contribuant à la conservation du titre dès sa première saison.

L'année suivante, en 2022, le verdict tombe : meilleur joueur de l'année de Taïpei chinois. Une distinction individuelle qui couronne un parcours collectif exemplaire. Un troisième titre de champion dans la foulée.

Actuellement avec l'équipe nationale il est à Sept buts en dix-sept sélections — des chiffres qui parlent d'eux-mêmes pour un joueur qui ne compte pas ses efforts.



L'histoire de Kouamé est belle. Mais elle pose aussi une question que le football africain doit se poser : combien de talents comme lui prennent des chemins de traverse parce que les portes des grands championnats européens restent fermées ?


Kouamé a eu l'intelligence et le courage d'aller là où on ne l'attendait pas, de s'imposer là où d'autres auraient abandonné. Il a construit une carrière solide, palmarès à l'appui, dans un championnat qui ne fait pas la une des journaux sportifs africains.


C'est ça, le vrai mérite. Pas seulement les titres — mais la détermination de réussir coûte que coûte, sur n'importe quel terrain.


Ange Samuel Kouamé ne fait pas la couverture de France Football. Son nom ne circule pas dans les discussions des cafés sportifs d'Abidjan ou de Dakar. Pourtant, match après match, but après but, il construit quelque chose de rare : une légende locale, loin des projecteurs, dans un pays qui n'est pas le sien.


C'est peut-être ça, la plus belle forme de réussite. Celle qui se construit dans le silence, loin du bruit, avec pour seul juge le terrain.


L'Ivoirien qui fait la fierté de Taïpei. Chapeau bas, Ange Samuel Kouamé.

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