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Rachid Kouda et le maillot des Étalons : quand c'est la famille qui attend la FBF

Selon nos informations, la mère du jeune footballeur italien d'origine burkinabè aurait exprimé depuis plusieurs mois le souhait de voir son fils représenter le Burkina Faso. Une démarche restée sans suite.

Rachid Kouda et le maillot des Étalons : quand c'est la famille qui attend la FBF

Il y a des histoires qui méritent d'être racontées. Pas parce qu'elles font scandale. Mais parce qu'elles révèlent, en creux, quelque chose d'important sur la manière dont un pays gère — ou ne gère pas — son capital humain footballistique à l'étranger.

Rachid Kouda est un jeune footballeur né et formé en Italie, mais dont les racines plongent profondément au Burkina Faso. Un profil comme il en existe des dizaines dans la diaspora burkinabè : des joueurs formés en Europe, éligibles sous d'autres couleurs, mais dont le cœur — et souvent celui de leurs familles — penche pour les Étalons.

Une confidence, un président de club, et des mois d'attente

Selon les informations recueillies par notre rédaction, la mère de Rachid Kouda aurait confié, il y a plusieurs mois, à un président de club de passage en Italie dont l'identité n'a pas été révélé par notre interlocuteur, le souhait profond de voir son fils évoluer sous le maillot du Burkina Faso. Une confidence sincère, spontanée, qui traduisait une attente familiale réelle et assumée.

Ce qui interpelle, c'est la suite — ou plutôt l'absence de suite. Des mois plus tard, rien ne s'est concrétisé. Aucune convocation, aucun contact officiel, aucun signal de la Fédération burkinabè de football. La mère du joueur, toujours selon nos sources, attendrait encore. Avec étonnement. Et avec impatience.

Une question structurelle

Ce cas isolé — s'il reste isolé — pose une question qui ne l'est pas : la FBF dispose-t-elle d'un dispositif sérieux et opérationnel de veille sur les profils diaspora éligibles ?

Quand une famille exprime, même de manière informelle, sa disponibilité et son attachement au pays, le minimum institutionnel est d'en prendre acte et d'y répondre. Or, dans le cas de Rachid Kouda, ce signal n'a visiblement pas été capté — ou n'a pas été suivi d'effet.

Ce n'est pas une question de mauvaise volonté. C'est une question de méthode. De réseau. D'organisation. Les grandes nations africaines de football ont depuis longtemps compris que la diaspora est un gisement à cultiver, pas un réservoir dans lequel on puise au gré des urgences.

Le Burkina Faso peut-il se permettre de laisser passer ces profils ?

À l'heure où les Étalons cherchent à se renforcer et à élargir leur vivier, chaque profil éligible et motivé compte. Rachid Kouda n'est peut-être pas le joueur qui va tout changer. Mais son cas symbolise une réalité plus large : des jeunes de la diaspora, prêts ou proches de l'être, dont les familles regardent vers Ouagadougou — et dont Ouagadougou ne semble pas encore regarder dans leur direction.


La balle est dans le camp de la FBF.

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